Dans tous les secteurs, les commerciaux ont depuis bien des années bénéficié d'une offre de formation très large, qu'elle soit initiale ou continue.
Du côté des « achats » les choses ont évolué beaucoup moins rapidement. Il y a ne serait-ce que 35 ans, les diplômes achats rivalisaient de rareté hormis quelques précurseurs dont le DESMA (Master de Management Stratégique des Achats / IAE de Grenoble) dont la première promotion est sortie en 1975. A titre comparatif, sur le plan commercial, HEC a été créée en 1881 par la CCI de Paris !
Depuis quelques années, les services achats ont vécu une mutation profonde au sein des entreprises et la fonction s'est grandement professionnalisée. Le débat concernant la reconnaissance et la valorisation « des achats » au sein des entreprises n'a plus lieu d'être, la fonction est reconnue. Une récente étude montre que 78% des entreprises couvrent + de 60% de leurs dépenses alors qu'elles n'étaient que 64% en 2008.*
Sous l'impulsion de certains acteurs économiques (CDAF, Médiateur du Crédit...), une charte des bonnes pratiques entre grands donneurs d'ordres et PME a été signée à Bercy en janvier 2010. Cela veut-il signifier que les protagonistes n'ont pas été capables de « s'ajuster » naturellement ?
Notre article tentera de répondre à cette question en mettant en avant dans une première partie les éléments constitutifs de cette profonde mutation des achats puis proposera ensuite des réponses en termes de stratégie ou de comportement des PME face à celle-ci.
* Observatoire des achats janvier 2010




















